Débat contradictoire chez les libéraux

Mardi 27 février 2018

 

Nous arrivons vers 19h50 à la maison diocésaine de Chambéry. Le froid est mordant à l’extérieur et la salle est pleine, environ une cinquantaine de personnes.

Il faut dire que le sujet a de quoi interpeller.

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C’est donc trois conférenciers, un juif, un catholique et un musulman, qui nous présenteront leur vision de la violence et de la paix dans les textes sacrés selon leur tradition respective.

C’est le docteur Albert Fachler, président de la communauté juive de Savoie qui commence :

Nous apprenons que pour le représentant de la communauté juive, l’histoire du peuple hébreu passe de la rigidité du commentaire religieux à la pacification des pratiques : de Moise à Jésus, de la Torah au Talmud, il y a un adoucissement des hommes qui s’opère. Étrange, ce n’est pas ce que nous avons appris dans notre catéchisme.

D’ailleurs, le Dr Fachler ne semble pas croire que les textes sacrés soient révélés. Pour lui ce sont de simples écrits de propagande juive pour justifier leurs conquêtes. De plus, il assure qu’il faudrait être fou pour voir un fil historique dans les textes bibliques, puisque ce n’est là que propagande et poésie.

Nous ne sommes pas des experts du judaïsme talmudique mais voilà d’entrée de jeu deux principes radicalement opposés aux nôtres, et même deux attaques ouvertes contre la vision de l’Église des saintes Écritures et du plan de la rédemption accompli quand les ténèbres avaient envahi toute la terre.

Monsieur Albert Fachler continue en nous livrant une analyse du péché originel : pour lui la sortie de l’Éden n’est pas du tout une faute mais au contraire une grâce, par cette fuite, l’homme et la femme découvrent la sexualité, la dignité du travail, et Dieu se retire pour offrir aux hommes la liberté de choisir comme il veulent ce qui est bon pour eux. Bref, de l’état infantile et dépendant au Père Tout Puissant, l’homme devient adulte et s’affranchit de Dieu pour jouir de sa liberté et faire ses propres expériences, pour exercer sa volonté de puissance sur le monde.

Comment ne pas voir là hommage à l’Antique Serpent ? Car c’est à cause du démon que l’homme est chassé du paradis terrestre loin de son Créateur, c’est le Prince du Mensonge qui trompe l’homme en lui affirmant qu’il sera comme Dieu en outrepassant son interdiction. Si donc toute cette expérience est bonne, le diable avait raison et Dieu avait tort. Dieu serait un démiurge malfaisant et Satan le véritable libérateur, BHL ne renierait pas ces propos

 

l’adversaire devient l’intelligence et la clairvoyance.

Enfin, relevons un dernier mépris de l’amour de Dieu, parmi d’autres professés en grand nombre, en relevant le fait que pour lui, Dieu accorde son pardon gratuitement à tout le monde lors de la fête de Kippour, contrairement aux hommes qui demanderaient réparation. Mais nous devons dénoncer cette erreur, car même le pardon divin a un prix. Sinon pourquoi la confession, qui demande un acte de contrition même imparfaite, serait-elle nécessaire pour éviter l’ENFER ? Pourquoi la pénitence, acte de réparation des fautes commises, pourrait nous éviter le PURGATOIRE ?

Et surtout pourquoi la mort de Dieu sur la Croix ? Pourquoi un sacrifice si sanglant, réitéré perpétuellement sur l’autel par le même prêtre avec la même victime, si ce n’est pour réparer les péchés de tous les hommes jusqu’à la fin des temps, sacrifice auquel tous nous devons nous associer pour mériter le paradis ? C’est sûrement là l’attaque la plus méprisante contre le Dieu de Justice.

La parole est ensuite donnée à monsieur Yves Le Bideau, diacre permanent, pour représenter l’Église catholique.

Il s’est surtout contenté de rappeler des faits, certes intéressants, comme par exemple que l’Église ne s’était pas propagée par la violence. Comment, en effet, la Gaule aurait pu être entièrement christianisée entre le IIe et le Ve siècle, sans qu’aucune guerre de religion ne soit menée par l’Église (au contraire ce sont les martyrs qui ont, par leur sang, ensemencé l’Église) ?

Il ajoute qu’il est peu raisonnable de juger de la violence de la société médiévale avec la morale du XXIe siècle.

Il affirme aussi que la violence n’est pas le monopole de la religion, loin de là, car c’est surtout au XXe siècle qu’on a commencé à accuser l’Église de la sorte, alors qu’il s’agit du siècle le plus violent (deux guerres mondiales, le communisme, les guerres ethniques, civiles, et j’ajouterai l’avortement, tout cela portant à plusieurs centaines de millions le nombre de mort sur seulement un siècle). Alors qu’au contraire, au XIXe siècle, même les philosophes les plus virulents comme Nietzsche, accusaient plutôt l’Église de produire des hommes trop pacifiques.

Il termine en disant que la violence  est surtout d’origine politique et économique, c’est à dire la conséquence des rivalités et des convoitises.

Ces rappels sont certes les bienvenus. La suite de l’exposé est moins équilibré, il y a du bon, comme rappeler que l’ancien et le nouveau testament ne peuvent être opposés, ce serait du marcionisme, (une hérésie de IIe siècle issue du gnosticisme).

Mais aussi du moins bon, comme  faire passer le livre de Jonas pour un simple roman alors qu’il s’agit d’un livre prophétique, ou d’affirmer qu’avant le XXe siècle personne n’attaquait vraiment l’Église, que même les dites « Lumières » étaient favorable au christianisme, Voltaire n’a-t-il pas construit une Église dans son village ? …

Finalement ce que nous reprochons le plus à son exposé c’est de ne pas avoir condamné les erreurs du conférencier précédant, c’est indigne d’un catholique qui doit défendre l’honneur de Dieu sans respect humain, surtout qu’il était l’hôte et que les deux autres étaient les invités. Nous sommes ici en plein libéralisme : dire quelques vérités sans condamner l’erreur. Et le libéralisme est un péché mortel condamné par l’Église.

 

Enfin vient le tour du représentant pour l’islam, monsieur Haouès Seniguer, sociologue et professeur à l’Université Lyon II.

Mr Seniguer n’a pas tant parlé d’islam que de sociologie, d’ailleurs il se définit lui-même comme indépendant de toute revendication politique ou organisationnelle, et sa vision de l’islam n’engage que lui. Nous pourrons tout de même retenir que pour le représentant de la vision mahométane, il y a autant d’islam que de musulmans. Ainsi on ne peut pas parler de bon ou de mauvais islam car cela dépend de l’interprétation de chacun et du contexte historico-social dans lequel naissent ces interprétations : c’est à l’individu de dire le sens qu’il met derrière ses idées et revendications. Nous nageons donc en plein relativisme, la vérité est en chacun de nous, il s’agit d’une rencontre personnelle avec le divin (comme pour les évangélistes), et qu’importe que l’on se revendique chrétien, juif ou musulman, le danger ce serait de condamner autrui ou de défendre une vérité exclusive.

C’est alors au tour des question/remarques, et après avoir passé plus d’une heure à entendre des blasphèmes et des erreurs, pas facile de formuler tout ça en une seule question. Car nous pouvons être sûr qu’on ne laissera pas la parole longtemps à celui qui professera publiquement la véritable doctrine catholique telle qu’enseignée par le magistère de l’Église depuis 2000 ans. Et cela n’a pas loupé. Nous avons donc décidé de revenir sur la notion de vérité, comme acte de l’intelligence et non pas du cœur, car là semblait être le problème conduisant tant de chrétien à accepter passivement l’erreur. Nous avons aussi rappelé ce qu’était le véritable sens de l’œcuménisme, c’est à dire de ramener les brebis perdues de l’Église mais aussi, en l’occurrence, les juifs, les hérétiques et les musulmans, à la seule source de  vie : l’Église catholique.

Car telle est la véritable charité, guider les aveugles et guérir les malades, et non pas les conforter dans leur état de mort par respect humain ou par fausse charité.

L’échange aurait pu être intéressant vu les réactions et le désir manifeste des conférenciers de débattre sur ce sujet. Mais l’animateur décida qu’il était temps de passer à d’autres questions moins délicates. Quel dommage que d’éviter de discuter des sujets qui fâchent, et particulièrement de ces notions de vérité et d’œcuménisme ! Car c’est justement à cause du changement de sens de ces mots, changement opéré lors du concile Vatican II, qu’a pu naître dans l’Église cet esprit libéral d’accepter les erreurs et les blasphèmes des fausses religions comme une preuve d’ouverture et de charité. Et cela a abouti à toutes ces horreurs que nous voyons aujourd’hui : prêtres homosexuels, pédophilie explosant depuis les revendications des libertins de gauche dans les années 70,  « messes »-spectacle blasphématrices, prières avec les païens, les juifs et les hérétiques etc.

Nous avons fini par quitter les lieux, et nous avons été interpellés à la sortie par deux responsables : ils nous ont accusé d’avoir été agressifs et d’avoir enregistré les échanges dans l’unique but de déstabiliser les conférenciers. La vérité est que nous avons tenté d’être le plus courtois possible (ce qui ne fut pas le cas de tout le monde dans le public (mais c’est de bonne guerre, mieux vaut le mépris que l’indifférence), et que nous avions enregistré la conférence depuis le début et non pas seulement à la fin pour déstabiliser qui que ce soit. D’ailleurs déstabilisés de quoi ? De quelles fuites ont-ils peur ? N’assument-ils pas les propos qui ont été tenu publiquement dans cette conférence ?

Mais pour les libéraux, est agressive toute personne qui ose s’opposer à l’erreur en brandissant l’étendard de la vérité.

Comme chez les libertaires, on aime bien débattre mais entre nous.

Pas de liberté pour les ennemis de la liberté.

 

Mais n’ayons crainte, le Christ a déjà vaincu le monde.

France Jeunesse Civitas

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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