28 mars: Saint Jean de Capistran, un modèle pour notre temps.

Comme nous le rappel Dom Guéranger dans « L’Année Liturgique » :
« Plus l’Église semble approcher du terme de ses destinées, plus aussi l’on dirait qu’elle aime à s’enrichir de fêtes nouvelles rappelant le glorieux passé. C’est qu’en tout temps du reste, un des buis du Cycle sacre est de maintenir en nous le souvenir des bienfaits du Seigneur. Ayez mémoire des anciens jours, considérez l’histoire des générations successives, disait déjà Dieu sous l’alliance du Sinaï ; et c’était une loi en Jacob, que les pères rissent connaître à leurs descendants, pour qu’eux-mêmes les transmissent à la postérité, les récits antiques . Plus qu’Israël qu’elle a remplacé, l’Église a ses annales remplies des manifestations de la puissance de l’Époux ; mieux que la descendance de Juda, les fils de la nouvelle Sion peuvent dire, en contemplant la série des siècles écoulés : Vous êtes mon Roi, vous êtes mon Dieu, vous qui toujours sauvez Jacob! »
Remémorons nous donc les glorieux faits de Saint Jean de Capistran qui est à l’honneur ce 28 mars.

Fils d’un noble seigneur savoyard et d’une femme d’une rare piété, Jean fut initié par sa mère aux premiers éléments de religion, puis étudia brillamment le droit civil et canonique à Pérouse. Nommé gouverneur, il fut un juge intègre et incorruptible qui traitait sévèrement les criminels.
Sur le point d’épouser la fille d’un riche pérugin, il fut arrêté alors qu’il tentait de négocier la paix entre Pérouse et Rimini, et enfermé dans une tour. Il tenta de s’évader mais se brisa le pied. Arrêter de nouveau , il fut jeté dans un cachot souterrain. Épuisé et révolté contre la providence, il s’endormit sur de sombres pensées. C’est alors qu’il eu une vision de Saint François d’Assise, le réprimandant sévèrement sur ses pensées révoltés, et lui fit connaître que le Seigneur le voulait dans l’ordre franciscain pour enseigner la religion.
Libéré contre une forte rançon, Jean vendit ses biens, rendit sa dot à sa fiancée, distribua aux pauvres le reste de ce qu’il possédait et demanda son admission chez les Observants del Monte, près de Pérouse. Son noviciat fut marqué par de grandes humiliations, de fortes réprimandes, de rudes souffrances corporelles. Admis bientôt à faire sa profession, l’humble religieux étudia  la  théologie avec saint Jacques de La Marche, et eut pour premier maître saint Bernardin de Sienne.
Ordonné prêtre, vers 1425, il ne s’accorda plus de repos, parcourant l’Italie pour combattre toutes les erreurs, attaquer toutes les sectes, et ramener à Dieu des milliers de pécheurs, de juifs, d’hérétiques et de schismatiques ; la sainteté de sa vie forçait au silence ceux qui refusaient la conversion. Dans toute l’Italie, les populations accouraient en foule pour l’entendre.
Jean de Capistran poursuivit l’hérésie sans se soucier des fatigues ou des périls. Comme son maître Bernardin, appuyait son enseignement  sur le Nom de Jésus  dont il proclamait les gloires.
Grand défenseurs des pauvres et de la civilisation catholique, il n’épargna personne : nobles, bourgeois, marchands et artisans, hommes et femmes, toutes les classes de la sociétés étaient touchées par les foudres du franciscain. Il s’attaquait particulièrement à la débauche des grands, au luxe effréné des maisons et des vêtements, aux jeux de hasard et à la rapacité des juifs et des usuriers « ces vendeurs de larmes ». Là où il prêchait, il faisait apporter sur la place publique « les tableaux licencieux, les cartes, les dés, les faux cheveux, les parures de vanité », tout ce qui pouvait conduire au péché.
Farouche combattant contre les hérésies, et grand prédicateur, il frappa si fort la secte révolutionnaire proto-protestante des hussites qu’elle ne se relèvera pas et que 16 000 d’entre eux se convertirent.
À côté de sa lutte contre la débauche et les hérésies, son amour des pauvres le fit se lever contre les juifs. Il souleva en effet les pauvres contre l’usure qu’ils exerçaient. « Le Juif, pour Capistran et ses contemporains, ce n’était pas seulement l’usurier, c’était le descendant maudit des déicides, renouvelant et perpétuant, par ses profanations sacrilèges, le drame du Golgotha ; c’était le complice des infidèles, l’ennemi secret de toutes les patries, où il n’était qu’un étranger ; c’était le fanatique héritier de superstitions monstrueuses, toujours altéré du sang chrétien et se plaisant à le verser dans de ténébreux sacrifices. » Léon de Kerval dans «Saint Jean de Capistran (1887) »
Enfin, c’est surtout dans sa lutte contre l’islam qu’il consomma sa gloire et sa sainteté. Il répondit à l’appel du pape Calixte III, et prêcha la croisade. avec l’aide du hongrois Jean Hunyade, il enrôla une forte armée de chrétiens qui remporta sur les Turcs la victoire de Belgrade (1456).
En ce temps là, L’islam tentait depuis près de mille an déjà, de conquérir les terres européennes. Et les princes, oublieux des tradition de Saint Louis et de Charlemagne, avaient délaisser la guerre sainte pour se livrer à leurs ambitions privées.
Byzance, capitale de l’empire d’Orient, était tombée en 1453 sous les coups des janissaires turcs. Trois ans plus tard, Mahomet II marchait sur Belgrade, boulevard de l’empire d’occident. Nous pourrions penser alors que l’Europe entière serait accouru pour défendre la place assiégée ! Mais non, le danger n’a fait qu’accentuer la division qui livrait le monde chrétien à la merci des idolâtres. Seule la papauté ne se renia pas. Elle prit en mains la cause commune trahie par les roi, et se tourna vers les humbles, plus confiante dans sa prière à Dieu que dans la science du combat.
C’est alors que Jean prit la tête de pauvres, de paysans et d’inconnus rassemblé par lui et ses frères, pour triompher de la plus forte et de la mieux organisée des armées. Il rompit les lignes ennemis en compagnie de Jean Hunyade, seul noble hongrois qui accepta de combattre à ses côtés., et il envoya sa troupe armée de fléaux et de fourches sur l’ennemi, avec pour seule consigne de crier le nom de Jésus. La victoire fut totale : vingt-quatre mille turcs furent terrassés, Mahomet II, blessé, du fuir le combat et se cacher honteusement, et les armes des infidèles furent entre les mains des chrétiens.
La leçon que nous enseigne la vie de ce grand apôtre et soldat du Christ, c’est l’importance de la mémoire et de la fidélité . En effet, l’ennemi ce n’est pas tant l’islam destructeur, le juif perfide, l’esprit mondain et sensuel de ce monde de débauche ou encore la culture de mort maçonnique, mais l’oubli. Moïse mettait en garde son peuple après la délivrance : « Prenez garde d’oublier le Seigneur votre Dieu, de peur qu’après avoir écarté la famine, bâti de belles maisons, multiplié vos troupeaux, votre argent et votre or, goûté l’abondance de toutes choses, votre cœur ne s’élève et ne se souvienne plus de Celui qui vous a sauvés de la servitude ».
Car si Saint Jean n’eut pas défendu l’héritage chrétien de l’Europe, si les mahométans avait gagné ce jour là, qu’en serait-il de cette civilisation dont nous sommes si fiers ? À qui la devons nous si ce n’est à l’éclat de l’Église ? Celle-ci, aujourd’hui encore, doit défendre cet œuvre culturelle et sociale, cette alliance conclut avec Dieu, que les chefs des nations dans leur oublie et leur haine, livre en pâture à nos pires ennemis.
Saint Jean de Capistran, priez pour nous, délivrez la France et l’Europe des griffes de ses ennemis. Guidez nous dans ce combat de restauration dont vous fûtes un précurseur. Mais que celle-ci se fasse aux noms de Jésus et de Marie. Alors le doute n’est plus permis, et avec vous nous pouvons affirmer avec confiance: «Je suis certain que Dieu fera triompher sa cause.»

 

Source :
https://bibliothequedecombat.wordpress.com/2016/03/25/saint-jean-de-capistran-le-fleau-des-hebreux/
http://missel.free.fr/Sanctoral/10/23.php
http://www.introibo.fr/28-03-St-Jean-de-Capistran#inter4

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