Il n’est pas d’autorité qui ne vienne de Dieu. Rm 13,1

 « La raison suffit seule pour nous convaincre que les souverains furent donnés aux peuples, et non les peuples aux souverains. L’autorité suprême n’est que le droit de gouverner ; et gouverner, ce n’est pas jouir, c’est faire jouir les autres ; c’est assurer, c’est maintenir contre la licence de la multitude les droits qui appartiennent à chaque individu. La souveraineté est le plus grand de tous les pouvoirs, mais la moindre de toutes les propriétés. Les rois, comme rois, n’ont rien à eux que le droit ou plutôt le devoir, de tout conserver à la société, dont ils sont les tuteurs et les chefs »

Louis XVI.

6 février 1934. Honneur à nos morts! À bas la république !

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Au cri de « À bas les voleurs », les français qui saturent de la corruption et des magouilles des politiciens en place, font trembler la ripoublique au point que celle-ci tire et tue ceux qu’elle est censée défendre.
2018, le constat est malheureusement de pire en pire.
Ne rien faire serait cautionner, rejoins le combat catholique unique alternative à la tyrannie maçonne.
France jeunesse chrétienté

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Hommage à Louis XVI, roi martyr de la Révolution, et à la royauté chrétienne voulue par Dieu pour la France.

Hommage à Louis XVI, roi martyr de la Révolution, et à la royauté chrétienne voulue par Dieu pour la France.

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« 25 décembre 496- 25 décembre 1792 ! La Royauté avait duré treize siècles. Elle signait son testament à Noël, comme elle y était née. Elle avait fait, malgré l’inégalité de ses représentants, la grandeur chrétienne de la France. Elle succombait dans un conflit qui mettait aux prises plus que des forces humaines, mais qui était une des manifestations de l’éternel antagonisme qui oppose Satan au Royaume du Christ et à l’Église. »

O. Edmond Robert, Destin de la France.

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« Vénérables Frères, comment Notre voix n’est-elle point étouffée dans ce moment par Nos larmes et par Nos sanglots ? N’est-ce pas plutôt par Nos gémissements que par Nos paroles, qu’il convient d’exprimer cette douleur sans bornes que Nous sommes obligés de manifester devant vous en vous retraçant le spectacle que l’on vit à Paris le 21 du mois de janvier dernier.

« Le Roi très Chrétien Louis XVI a été condamné au dernier supplice par une conjuration impie et ce jugement s’est exécuté. Nous vous rappellerons en peu de mots les dispositions et les motifs de la sentence. La Convention Nationale n’avait ni droit ni autorité pour la prononcer.

« En effet, après avoir aboli la monarchie, le meilleur des gouvernements, elle avait transporté toute la puissance publique au peuple, qui ne se conduit ni par raison, ni par conseil, ne se forme sur aucun point des idées justes, apprécie peu de chose par la vérité et en évalue un grand nombre d’après l’opinion ; qui est toujours inconstant, facile à être trompé, entraîné à tous les excès, ingrat, arrogant, cruel… La portion la plus féroce de ce peuple, peu satisfaite d’avoir dégradé la majesté de son Roi, et déterminée à lui arracher la vie, voulut qu’il fût jugé par ses propres accusateurs qui s’étaient déclarés hautement ses plus implacables ennemis […].

Nous passerons ici sous silence une foule d’autres injustices, de nullités et d’invalidités que l’on peut lire dans les plaidoyers des avocats et dans les papiers publics. Nous ne relevons pas non plus tout ce que le Roi fut contraint d’endurer avant d’être conduit au supplice : sa longue détention dans diverses prisons d’où il ne sortait jamais que pour être conduit à la barre de la Convention, l’assassinat de son confesseur, sa séparation de la Famille Royale qu’il aimait si tendrement ; enfin cet amas de tribulations rassemblé sur lui pour multiplier ses humiliations et ses souffrances. Il est impossible de ne pas en être pénétré d’horreur quand on n’a point abjuré tout sentiment d’humanité. L’indignation redouble encore de ce que le caractère de ce Prince était naturellement doux et bienfaisant ; que sa clémence, sa patience, son amour pour son peuple furent toujours inaltérables…

« Mais ce que Nous ne saurions pas surtout passer sous silence, c’est l’opinion universelle qu’il a donnée de sa vertu par son testament, écrit de sa main, émané du fond de son âme, imprimé et répandu dans toute l’Europe. Quelle haute idée on y conçoit de sa vertu ! Quel zèle pour la religion catholique ! Quel caractère d’une piété véritable envers Dieu ! Quelle douleur, quel repentir d’avoir apposé son nom malgré lui à des Décrets si contraires à la discipline et à la Foi orthodoxe de l’Église. […]

« Et qui pourra jamais douter que ce monarque n’ait été principalement immolé en haine de la Foi et par un esprit de fureur contre les dogmes catholiques ? Déjà depuis longtemps les calvinistes avaient commencé à conjurer en France la ruine de la religion catholique.

« Mais pour y parvenir, il fallut préparer les esprits et abreuver les peuples de ces principes impies que les novateurs n’ont ensuite cessé de répandre dans les livres qui ne respiraient que la perfidie et la sédition. C’est dans cette vue qu’ils se sont ligués avec des philosophes pervers. L’Assemblée Générale du Clergé de France de 1755 avait découvert et dénoncé les abominables complots de ces artisans d’impiété. Et Nous-mêmes aussi, dès le commencement de Notre Pontificat, prévoyant les exécrables manœuvres d’un parti si perfide, Nous annoncions le péril imminent qui menaçait l’Europe dans Notre Lettre Encyclique adressée à tous les Évêques de l’Église Catholique…

« Si l’on avait écouté Nos représentations et Nos avis, Nous n’aurions pas à gémir maintenant de cette vaste conjuration tramée contre les rois et contre les empires.

« Ces hommes dépravés s’aperçurent bientôt qu’ils avançaient rapidement dans leurs projets ; ils reconnurent que le moment d’accomplir leurs desseins était enfin arrivé ; ils commencèrent à professerhautement, dans un livre imprimé en 1787, cette maxime d’Hugues Rosaire ou bien d’un autre auteur qui a pris ce nom, que c’était une action louable que d’assassiner un souverain qui refuserait d’embrasser la réforme ou de se charger de défendre les intérêts des Protestants en faveur de leur religion. […]

« Que reste-t-il donc de plus que de soumettre l’Église au capitole ? Tous les Français qui se montraient encore fidèles dans les différents ordres de l’État et qui refusaient avec fermeté de se lier par un serment à cette nouvelle Constitution, étaient aussitôt accablés de revers et voués à la mort. On s’est hâté de les massacrer indistinctement ; on a fait subir les traitements les plus barbares à un grand nombre d’ecclésiastiques. On a égorgé des Évêques … ceux que l’on persécutait avec moins de rigueur se voyaient arrachés de leurs foyers et relégués dans des pays étrangers, sans aucune distinction d’âge, de sexe, de condition. On avait décrété que chacun était libre d’exercer la religion qu’il choisirait, comme si toutes les religions conduisaient au salut éternel ; et cependant la seule religion catholique était proscrite.

« Seule, elle voyait couler le sang de ses disciples dans les places publiques, sur les grands chemins et dans leurs propres maisons. On eût dit qu’elle était devenue un crime capital. Ils ne pouvaient trouver aucune sûreté dans les États voisins où ils étaient venus chercher asile … Tel est le caractère constant des hérésies. Tel a toujours été, dès les premiers siècles de l’Église, l’esprit des hérétiquesspécialement développé de notre temps par les manœuvres tyranniques des calvinistes qui ont cherché avec persévérance à multiplier leurs prosélytes par toutes sortes de menaces et de violences. D’après cette suite ininterrompue d’impiétés qui ont pris leur origine en France, aux yeux de qui n’est-il pas démontré qu’il faut imputer à la haine de la religion les premières trames de ces complots qui troublent et ébranlent toute l’Europe ? Personne ne peut nier que la même cause n’ait amené la mort funeste de Louis XVI. On s’est efforcé, il est vrai, de charger ce Prince de plusieurs délits d’un ordre purement politique. Mais, le principal reproche qu’on ait élevé contre lui, portait sur l’inaltérable fermeté avec laquelle il refusa d’approuver et de sanctionner le décret de déportation des prêtres, et la lettre qu’il écrivit à l’Évêque de Clermont pour lui annoncer qu’il était bien résolu de rétablir en France, dès qu’il le pourrait, le culte catholique. Tout cela ne suffit-il pas pour qu’on puisse croire et soutenir, sans témérité, que Louis fut un martyr ? […]

« Ah ! France ! Ah ! France ! toi que nos prédécesseurs appelaient le miroir de la chrétienté et l’inébranlable appui de la foi, toi qui, par ton zèle pour la croyance chrétienne et par ta piété filiale envers le siège apostolique, ne marche pas à la suite des autres nations, mais les précède toutes, que tu Nous es contraire aujourd’hui ! De quel esprit d’hostilité tu parais animée contre la véritable religion !

« Combien la fureur que tu lui témoignes surpasse déjà les excès de tous ceux qui se sont montrés jusqu’à présent ses persécuteurs les plus implacables ! Et cependant, tu ne peux pas ignorer, quand même tu le voudrais, que la religion est la gardienne la plus sûre et le plus solide fondement des empires, puisqu’elle réprime également les abus d’autorité dans les puissances qui gouvernent, et les écarts de la licence dans les sujets qui obéissent. Et c’est pour cela que les factieux adversaires des prérogatives royales cherchent à les anéantir et s’efforcent d’amener d’abord le renoncement à la foi catholique.

« Ah ! encore une fois, France ! Tu demandais même auparavant un Roi catholique. Tu disais que les lois fondamentales du Royaume ne permettaient point de reconnaître un Roi qui ne fut pas catholique, et c’est précisément parce qu’il était catholique que tu viens de l’assassiner !

« Ta rage contre ce monarque s’est montrée telle que son supplice même n’a pu ni l’assouvir, ni l’apaiser. Tu as voulu encore la signaler après sa mort sur ses tristes dépouilles ; car tu as ordonné que son cadavre fut transporté et inhumé sans aucun appareil d’une honorable sépulture.

« Ô jour de triomphe pour Louis XVI à qui Dieu a donné et la patience dans les tribulations, et la victoire au milieu de son supplice !

« Nous avons la confiance qu’il a heureusement échangé une couronne royale toujours fragile et des lys qui se seraient flétris bientôt, contre cet autre diadème impérissable que les anges ont tissé de lys immortels.

[…] « Telles sont les réflexions que Nous avons jugées les plus propres à vous offrir quelques consolations dans un si horrible désastre.

« C’est pourquoi pour achever ce qui Nous reste à dire, Nous vous invitons au Service solennel que Nous célébrerons avec vous pour le repos de l’âme du Roi Louis XVI, quoique les prières funèbres puissent paraître superflues quand il s’agit d’un chrétien qu’on croit avoir mérité la palme du martyre, puisque Saint Augustin dit que l’Église ne prie pas pour les martyrs, mais qu’elle se recommande plutôt à leurs prières… »

Allocution consistoriale du pape Pie VI le 11 juin 1793, passim.

23 décembre 1951 – On a brulé le Père Noël : une époque où l’Eglise ne craignait pas de dire la vérité !


Photo de l’article de France-Soir du lundi 24 décembre 1951

Rapide évocation de l’origine du « Père Noël »

Selon la tradition, Nicolas de Myre, autrement dit saint Nicolas, est le personnage qui a servi de source d’inspiration au « Père Noël » parce son hagiographie rapporte qu’il a ressuscité trois enfants assassinés par un horrible boucher. Ce miracle lui a valu d’être présenté comme le saint protecteur des tout petits. Ainsi le 6 décembre de chaque année, dans les pays d’Europe du Nord et de l’Est, la coutume veut qu’un personnage, habillé comme on imaginait que saint Nicolas l’était – grande barbe, crosse d’évêque, mitre, grand vêtement à capuche – va alors de maison en maison pour offrir des cadeaux aux enfants sages.

Le Père Noël est un « avatar » de saint Nicolas, ou plutôt d’un saint Nicolas tel qu’il était encore avant que la réclame de Coca-Cola, en l’habillant d’une casaque et d’un pantalon rouge- et non plus vêtu de l’habit long d’un évêque -, ne le transforme en un bonhomme rond et rieur, conforme à une certaine iconographie propre à l’imagination hyper-consumériste des Américains.

Claude Lévi-Strauss (1908-2009), fondateur du structuralisme (1), – et qui n’est pas de nos « amis » – a écrit à propos de la déviance du saint Nicolas catholique vers le Père Noël du nouveau continent :

« Il est révélateur que les pays latins et catholiques, jusqu’au siècle dernier, aient mis l’accent sur la Saint Nicolas, c’est-à-dire sur la forme la plus mesurée de la relation, tandis que les pays anglo-saxons la dédoublent volontiers en ses deux formes extrêmes et antithétiques de Halloween où les enfants jouent les morts pour se faire exacteurs (2) des adultes, et de Christmas où les adultes comblent les enfants pour exalter leur vitalité. »

L’affaire insolite qui nous occupe : on a brûlé le Père Noël après l’avoir pendu

C’est ce que nous apprend un article de France-Soir du lundi 24 décembre 1951 avec photo à l’appui (voir ci-dessus).

« Le père Noël a été pendu hier après-midi aux grilles de la cathédrale de Dijon… et brûlé publiquement sur le parvis. Cette exécution spectaculaire s’est déroulée en présence de plusieurs centaines d’enfants des patronages. Elle avait été décidée avec l’accord du clergé qui avait condamné le père Noël comme usurpateur et hérétique. Il avait été accusé de paganiser la fête de Noël et de s’y être installé comme un coucou en prenant une place de plus en plus grande. On lui reproche surtout de s’être introduit dans toutes les écoles publiques d’où la crèche est scrupuleusement bannie. Dimanche à trois heures de l’après-midi, le malheureux bonhomme à barbe blanche a payé comme beaucoup d’innocents d’une faute dont s’étaient rendus coupables ceux qui applaudiront à son exécution. Le feu a embrasé sa barbe et il s’est évanoui dans la fumée.

À l’issue de l’exécution, un communiqué a été publié dont voici l’essentiel : « Représentant tous les foyers chrétiens de la paroisse désireux de lutter contre le mensonge, 250 enfants, groupés devant la porte principale de la cathédrale de Dijon, ont brûlé le Père Noël. Il ne s’agissait pas d’une attraction, mais d’un geste symbolique. Le Père Noël a été sacrifié en holocauste. À la vérité, le mensonge ne peut éveiller le sentiment religieux chez l’enfant et n’est en aucune façon une méthode d’éducation. Que d’autres disent et écrivent ce qu’ils veulent et fassent du Père Noël le contrepoids du Père Fouettard. Pour nous, chrétiens, la fête de Noël doit rester la fête anniversaire de la naissance du Sauveur.« 

L’exécution du Père Noël sur le parvis de la cathédrale a été diversement appréciée par la population et a provoqué de vifs commentaires même chez les catholiques. D’ailleurs, cette manifestation intempestive risque d’avoir des suites imprévues par ses organisateurs. »

Le cardinal Jules Saliége, archevêque de Toulouse, s’est empressé de soutenir le clergé de la cathédrale de Dijon en déclarant sans embage :

« Ne parlez pas du Père Noël pour la bonne raison qu’il n’a jamais existé. Ne parlez pas du Père Noël, car le Père Noël est une invention dont se servent les habiles pour enlever tout caractère religieux à la fête de Noël. Mettez les cadeaux dans les souliers de vos enfants , mais ne leur dites pas ce mensonge que le Petit Jésus descend dans les cheminées pour les apporter. Ce n’est pas vrai. Ce qu’il faut faire, c’est donner de la joie autour de vous, car le Sauveur est né. »

A son tour le porte-parole de l’épiscopat français appuyait cette action symbolique dans France-Soir du 24 décembre par ces mots sans ambiguïté :

« Le Père Noël et le sapin se sont introduits dans les écoles publiques alors qu’ils sont la réminiscence de cérémonies païennes liées au culte de la Nature qui n’ont rien de chrétiennes alors qu’au nom d’une laïcité outrancière la crèche est scrupuleusement bannie des mêmes écoles.(3) »

Depuis ces prises de position courageuses – qui même à cette époque allaient à contre-courant de la pensée dominante – beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Beaucoup d’eau trouble qui s’est échappée du Concile Vatican II et a innondé les esprits de ceux-là mêmes qui sont chargés de nous enseigner.

C’est ainsi que l’on peut lire dans Le Parisien du 5 décembre 2014, à propos de la volonté d’interdire les crèches dans les lieux publics, le minable et misérable communiqué de Mgr Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France, qui, écrit le journaliste, « communique sur le sujet avec une prudence épiscopale, fuyant toute polémique » :

«Une décision de droit ne se commente pas en tant que telle. L’Eglise catholique respecte la neutralité de l’Etat, mais il faut être aveugle pour ne pas discerner que la crèche touche la population d’un point de vue affectif bien plus large que sa signification religieuse. Le jour où notre société n’aura plus que la crèche à craindre est loin de se lever !»

On voit bien que cette action « insolite » ne serait plus comprise de nos jours. Il est cependant de notre devoir, y compris parmi nos véritables amis et les familles de la Tradition, de dénoncer cette paganisation qui submerge tout telle la vague du Rhin qui a fini par se jeter dans le Tibre (4).

Bonnes et joyeuses fêtes de la Nativité à tous.

La Porte Latine

Note

(1) Structuralisme : courant des sciences humaines qui s’inspire du modèle linguistique et appréhende la réalité sociale comme un ensemble formel de relations. L’une de ses méthodes principales est l’analyse structurelle des textes littéraires. Pour les structuralistes, les processus sociaux sont issus de structures fondamentales qui sont le plus souvent non conscientes. Ainsi, l’organisation sociale génère certaines pratiques et certaines croyances propres aux individus qui en dépendent.
(2) Exacteurs : Celui qui exige, généralement par la force, le paiement de ce qui n’est pas dû ou de plus qu’il n’est dû.
(3) Que dirait-il aujourd’ui où Robert Ménard, maire de Béziers, dénonce les « ayatollahs de la laïcité » qui veulent interdire les crèches de Noël ?
(4) Le Rhin se jette dans le Tibre,de R-M. WiltGen, DMM, à commander chez Clovis-Fideliter : chronique complète du IIe concile du Vatican, ce livre doit son titre à Juvénal. Il y a deux mille ans le grand satiriste déplorait que la culture syrienne imprègne celle de Rome – que l’Oronte se jette dans le Tibre. Au Concile, les cardinaux, les évêques et les théologiens des pays que traverse le Rhin ont eu une influence dominante : les eaux du Rhin ont coulé dans le Tibre.

soucre: laportelatine.org

Faire la guerre aux catholiques : une vieille habitude par Anne Brassié

L’article d’Anne Brassié :Bismark  a tenu des propos intéressants sur la France. A l’heure où le gouvernement socialiste s’en prend ouvertement et injustement à l’enseignement catholique au plus grand mépris de la liberté il faut relire ces instructions  adressés au comte von Arnim, ambassadeur de Prusse en France, le 16 Novembre 187?:« Nous devons enfin désirer le maintien de la République en France pour une deuxième raison qui est majeure : la France monarchique était et sera toujours catholique; sa politique lui donnait une grande influence en Europe, en Orient et jusqu’en Extrême-Orient. Un moyen de contrecarrer son influence au profit de la nôtre, c’est d’abaisser le catholicisme et la papauté qui en est la tête. Si nous pouvons atteindre ce but, la France est à jamais annihilée. La monarchie nous entraverait dans ces tentatives. La République nous aidera… J’entreprends contre l’Eglise catholique une guerre qui sera longue et, peut-être, terrible! On m’accusera de persécution et j’y serai peut-être conduit, mais il le faut pour achever d’abaisser la France et établir notre suprématie religieuse et diplomatique, comme notre suprématie militaire. Et bien! Je le répète : ici encore les républicains m’aideront ; ils joueront notre jeu ; ce que j’attaque par politique, ils l’attaquent par formalisme antireligieux. Leur concours est assuré.Entretenez dans les feuilles radicales françaises à notre dévotion la peur de l’épouvantail clérical, en faisant propager les calomnies ou les préjugés qui font naître cette peur… Faites aussi parler, dans ces feuilles, des dangers de la réaction…, des crimes de l’absolutisme, des empiètements du clergé. Ces balivernes ne manquent jamais leur effet sur la masse ignorante. Oui! Mettez tous vos soins à entretenir cet échange de services mutuels entre les républicains et la Prusse! C’est la France qui paiera les frais! … »Et la France, fille aînée de l’Eglise, n’a pas fini de payer les frais….source: Anne Brassié

Marius Plateau, le 22 janvier 1923: histoire d’un assassinat puis d’un acquittement politique

48047438.jpgDevenu secrétaire de la Ligue d’Action française et chef des Camelots du roi, Marius Plateau (qui obtient le vote du Parlement de la Fête de Jeanne d’Arc) est assassiné par balles dans les locaux du journal royaliste le 22 janvier 1923 par la jeune anarchiste Germaine Berton.

Durant le procès, les journaux de gauche (journal de la SFIO Le Populaire, le journal anarchiste Le Libertaire, etc.) et autres officines de gauche bien-pensantes défendront l’assassinat politique en France.

Des surréalistes tels Louis Aragon prennent position en faveur de Germaine Berton, la félicitant pour cette action directe qui s’attaquait, à leurs yeux, à la vieille garde  réactionnaire qu’ils dénonçaient. Dans le numéro de février mars 1923 de Littérature Louis Aragon soutient totalement son geste en précisant que face à un groupe qui menace la liberté, un individu peut « recourir aux moyens terroristes, en particulier au meurtre, pour sauvegarder, au risque de tout perdre, ce qui lui paraît – à tort ou à raison – précieux au-delà de tout au monde ».

L’amant de Germaine Berton et anarchiste connu, Gohary, est retrouvé suicidé peu après, le 8 février 1923, le jour même où il suggère des pistes durant l’enquête. Joseph Dumas, haut policier mêlé à l’enquête, est également retrouvé mort. Des supputations sur l’implication des services de police sont faites.

Germaine Berton déclare lors de son procès : « Je considérais Daudet et Maurras, comme responsables de l’occupation de la Ruhr. » Elle sera acquittée le 24 décembre 1923 et embauchée – en guise de récompense – à l’Humanité !

 

source: wikipedia